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Résumé :
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Les PMH sont généralement irriguées par les prélèvements au fil de l’eau via un réseau de séguias. Dans ces périmètres, il y’a une prédominance de la logique sociale avec une répartition de l’eau par des droits coutumiers. Les barrages par contre adoptent une règlementation bien définie (Ouvrage de régulation, lâchers contrôlés). Le choix du site de l’ouvrage et le système de lâchers (fréquence et volume des lâchers) ne cadre pas toujours avec la configuration de tels périmètres. Ainsi, le volume des lâchers souvent proposé n’est pas supporté par les ouvrages déjà en fonction dans le périmètre récepteur du projet. C’est tout là les motivations de la présente étude basée sur les prélèvements au fil de l’eau à l’aval du barrage Boulaouane. Elle vise la compréhension des systèmes de gestions préexistantes de l’eau, une évaluation du degré de satisfaction de la demande et une analyse comparative des deux systèmes de gestions afin de les concilier Des visites de terrain on permit de comprendre le fonctionnement du périmètre. Puis des mesures de débits dans ces séguias ont été réalisées afin d’évaluer leur capacité de prélèvement. Le bilan des ressources en eau a été effectué en comparant les apports dans le barrage à la demande pour l’irrigation, l’AEP ainsi que l’évaporation de la retenue. Enfin, un système de lâcher a été proposé en prenant en compte les capacités des séguias et les droits d’eau. Il ressort de cette étude que le système de droits d’eau, peut faciliter la gestion du périmètre si l’on parvient à adapter la gestion moderne à son niveau. Les apports dans le barrage seront suffisants pour la demande durant les premières années. Mais, l’évolution des assolements risque de perturber cela surtout dans un contexte où la tendance des apports est à la baisse. Le barrage permet un développement de l’offre, une préservation des ressources en eau et la réduction de la vulnérabilité face aux risques naturels. Mais, une maitrise de la demande est nécessaire pour y parvenir.
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