| Titre : | Ecophysiological study on a temperate bivalve chlamys varia (l) from lanveoc.(bay of Brest) |
| Auteurs : | SYED SHAFEE Meeransa ; G Conan |
| Type de document : | texte imprimé |
| Editeur : | FACULTE DES SCIENCES ET TECHNIQUES DE BREST, 1980 |
| Format : | 220 p. |
| Langues: | Anglais |
| Index. décimale : | M01 (Pêche et aquaculture - Aspects généraux) |
| Mots-clés: | TEMPERATURE ; BIVALVE |
| Résumé : |
L'étude porte sur les relations énergétiques au niveau de la croissance, de la respiration et de l'assimilation chez le pétoncle noir Chlamys varia (L.). À partir des données obtenues on a essayé de determiner l'importance de ce mollusque dans un écosyseme côtier marin ‘ celui de Lanvéoc (Rade de Brest), et d'étudier les limites de tolérance de cette espéce, vis-à-vis des facteurs externes (température, salinité et nourriture).
Des observations saisonnières à Lanvéoc au cours des années 1976-1979 ont été faites pour comprendre les variations de la salinité, de la température, de la chlorophylle aet du carbone organique particulaire. Des modeles de température de l'eau ont été réalisés pour chaque année séparément. La croissance de Chlamys varia a été étudiée par marguage, élevage, lecture des anneaux et analyse des distributions de fréquence de taille. Pour chacun de ces types de données, les parametres de la courbe de Von Bertalanffy ont été calculés par la méthode des moindres carrés, sans transformation de variable. Un modèle linéaire en degrés-jours a été établi pour chacune des classes d'âge de Chlamys varia. Les taux de croissance instantanée calculés pour chaque mois de l'année, sont fonction inverse de l'âge et montrent des valeurs minimales en hiver. Des modèles empiriques utilisant la température, la nourriture et l'index gonadique comme variables indépendantes, montrent que la température et la nourriture sont conjointement les facteurs influents du taux de croissance. Des observations par plongée autonome ont été réalisées pour étudier la densité et la répartition spatiale de C. varia dans le site choisi. L'ensemble de la population de pétoncles, y compris les jeunes recrues, a montré une distribution binomiale négative. L'efficacité de la drague expérimentale (drague à volet) utilisée sur des traits de 100, 600 et 900 mètres a été respectivement de28,3 %, 8,4 % et 6,8 %. Cependant, pour nos calculs de densités de population, nous avons opté pour les traits de 600 ou 900 m, car dans ceux de 100 m, le nombre d'individus était insuffisant. La dépense énergétique pour les deux émissions de gametes ou frais (1'une partielle en mai-juin, 1'autre compléte en septembre-octobre) a été calculée séparément pour les mâles et les femelles dans chaque groupe d'âge et le coût total de reproduction a été estimé pour l'ensemble de la population. 11 en ressort que la dépense énergétique a été plus importante en 1977 (144.5 Kcal/100 m2) qu'en 1976 (83.7 Kcal/100 m2] et l'effort de reproduction d'un adulte moyen a été de 0.04 en 1976 et de 0.10 en 1977. Les variations saisonnières de la composition biochimique du tissu somatique et des gonades ont été suivies de 1976 à 1978. Une augmentation du tissu somatique au printemps est possible grâce a l’accumulation des réserves protéiques et lipidiques, tandis que les réserves glucidiques sont utilisées pour couvrir les besoins énergétiques de la gonade en développement. La baisse estivale des réserves lipidiques et protéiques est due à leur utilisation pour le métabolisme. L'énergie nécessaire pour les frais intermittents en été, est fournie par la nourriture disponible dans le milieu. Durant le second frai de l'automne, toutes les réserves y compris celles du glycogène montrent une baisse concomitante à celle du poids du tissu somatique. Durant l'hiver, les teneurs atteignent leurs valeurs minimales dans la gonade et le tissu somatique. Contrairement aux animaux matures, qui accumulent leurs réserves au printemps, les juvéniles augmentent leurs réserves énergétiques en été. La teneur calorique de la chair des juvéniles est inférieure à celle des animaux matures. Les variations saisonnières dans les activités métaboliques des pétoncles ont été étudiées par l'estimation des taux de consommation d'oxygène, à différentes saisons. Les régressions entre la consommation d'oxygène et les poids secs des individus matures donnent une pente commune de 0.72 pour les taux de consommation “standard” et "de routine”. Par contre, les taux de consommation d'oxygène "actifs” ont des pentes variables selon les saisons, pentes significativement supérieures à celles des deux autres taux. Les valeurs de Q10 pour ces derniers sont indépendantes de la taille, tandis que celles des taux actifs augmentent avec la taille. Des formules empiriques ont été proposées pour décrire séparément la variabilité saisonnière de la consommation d'oxygène des Chlamys varia matures et immatures. Les variations saisonnières de l'énergie assimilée par les pétoncles de différents groupes d'âge ont été calculées en utilisant l'énergie pour la croissance et pour la respiration, pendant les années 1976-1977 et 1977-1978. Les individus jeunes utilisent relativement plus d'énergie pour la croissance et ce rapport diminue avec l'âge. Par contre, l’efficacité reproductrice (rapport entre énergie pour la reproduction et l’énergie assimilée) augmente avec l'âge. Pendant la saison de croissance, les pétoncles atteignent une efficacité nette de croissance (ENC) de 59 %. Cet indice devient négatif en été quand la température est élevée et aussi pendant l'hiver quand la température est basse et la disponibilité de la nourriture limitée. Le flux d'énergie de la population de C. varia de Lanvéoc a été calculé. L'efficacité de croissance de cette population semble être inférieure à celle des autres populations de bivalves des régions tempérées. L'élimination annuelle de l'énergie due à la mortalité a été de 1817.42 Kcal/100 m² en 1976-1977 et de 939.5 Kcal/100 m² en 1977-1978. L'impact de pêche a été évalué de 45 à 30 % de la mortalité totale pour ces deux périodes respectivement. Environ 21 % de l'énergie trophique de cette population correspondent aux protéines des coquilles. La biomasse moyenne pendant 1976-77 a été de 1252.59 Kcal/100 m² et de 956.06 Kcal/100 m² en 1977-78. Les rapports moyens P/B ont été de 0.43 et de 0.52 pour ces deux années. Pour la conservation des populations naturelles de pétoncles noirs, cette étude préconise deux mesures : 1- une réduction notable de la pêche ; 2- un contrôle du développement des espèces compétitives au sein des bancs de pétoncles. Les expériences sur le gain maximum d'énergie montrent que celui-ci est obtenu pour une température comprise entre 13 et 15°C, et lorsque la nourriture est suffisante. Ces résultats doivent être pris en compte dans tous programmes d'aquaculture de cette espèce. |
| Rapporteur : | Conan, G/LUCAS, A/PEYRAUD, C |
| Membre du comité : | ANSELL, A.D/Laubier, L/LUBET, P |
| En ligne : | http://10.2.0.27/PDF_CDA/uploads/PDF/SYED_SHAFEE_Meeransa_1980_365.pdf |
Exemplaires (1)
| Code-barres | Cote | Support | Localisation | Section | Disponibilité |
|---|---|---|---|---|---|
| 100009874 | DOC 2 | Support papier | Salle des thèses/PFE (RDC) | Doctorat d'Etat | Consultation sur place Exclu du prêt |


