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Résumé :
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Le présent travail de recherche vise le développement et la mise en œuvre d'une procédure de gestion intégrée de l'eau dans les huileries d'olives en vue d'optimiser la consommation d'eau propre, de réduire le volume d'eau résiduaire dénommée margines et de promouvoir le traitement et la valorisation de cette dernière. La procédure établie consiste à: Evaluer l'impact de la pollution générée par l'industrie oléicole Développer avec les industriels les pratiques adéquates de bonne gestion de l'eau Mettre en œuvre un procédé de traitement et de valorisation des margines Concevoir et réaliser un dispositif pilote de traitement et de valorisation des margines. Les analyses physico-chimiques effectuées avant, pendant et après la campagne oléicole (98/99) ont montré que l'eau du moyen Sebou est sensiblement polluée par oued Fès. Cependant, cette pollution est nettement perçue pendant la campagne oléicole. La DCO enregistrée, après 90 Km de Fès (Mkansa), a été entre 144 et 300 mgO2/l, valeur jugée très élevée pour une eau de surface. Le diagnostic détaillé du processus d'extraction de l'huile mené au sein de trois unités utilisant système continu à trois phases a révélé les faits suivants: le La consommation totale d'eau propre enregistrée est de l'ordre de 1 à 1,2 m³/t d'olives soit un dépassement de l'ordre de 40 à 50%, essentiellement engendré par l'opération de lavage des olives. Le volume total d'eau usée rejeté est de l'ordre de 1,5 m³/t d'olives, soit un excès d'environ 33%. Les pertes d'huiles à travers les eaux de lavage, les grignons et les margines dépendent de la qualité des olives, du taux des impuretés et de la conduite des opérations de trituration. Quatre projets de prévention de la pollution ont été proposés: Révision du système de transport et de lavage des olives, recyclage des margines, conception des bassins de décantation et de déshuilage des margines et concentration thermique des margines. Les deux premiers projets peuvent être réalisés sans grande dépense. D'après les caractéristiques physico-chimiques des margines traitées (pH 4,8; DCO = 180 gO2/1; PPH = 7 g/l) on s'est proposé de combiner des traitements physico-chimiques et biologiques (aérobie et anaérobie. Trois matériaux argileux locaux (Dehs, Tirs et Marne) ont fait l'objet d'une optimisation de leurs aptitudes à réduire la MST, la DCO et les PPH des margines. Les essais réalisés ont montré que le Dehs présente les meilleures réductions, 33% d'une DCO initiale de 85gO2/1 après ajout de 70 g/l par litre de margines. L'ensemencement des margines, par des isolats de levures, avait présenté une réduction moyenne de l'ordre de 50% d'une DCO initiale de 51 gO2/l après 10 j de traitement à une température de 28°C. Le procédé final combinat le traitement physico-chimique par le Dehs, le traitement aérobie par la levure Candida magnolia et le traitement anaérobie par biométhanisation a donné les meilleurs résultats. En partant d'une DCO initiale de 181 gO2/1, un taux de MST de 77 g/l et une concentration en PPH de 7 g/l, les taux de réductions moyens réalisés ont été situés entre 63 et 66%. Le volume de biogaz produit après épuisement des margines a été de l'ordre de 245 l/kg de MSV digérée. Finalement, une unité pilote de traitement et de valorisation des margines regroupant les différents traitements expérimentés au laboratoire a été réalisée
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