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Résumé :
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Au Maroc, l’eau devient de plus en plus rare et les opportunités de développer de nouvelles ressources hydriques pour l’irrigation sont limitées. L’enjeu est donc d’augmenter la productivité de l’eau surtout pour les cultures grandes consommatrices en eau comme le riz (Oryza sativa L.) dont les besoins en eau varient entre 1700 et 2500 mm par saison de croissance. Le riz est cultivé dans la région du Gharb et s’étend actuellement dans le Loukkos. Il joue un rôle socio-économique important dans la région, avec 12000 ha aménagées dans le Gharb, plus de 1300 ha dans le Loukkos et trois rizeries. Il constitue une source d'emploi en amont et en aval de la production par la création de 2,3 millions journées de travail, soit l'équivalent de 9000 emplois permanents Il est conduit intensivement et, du fait que c’est une culture d’été, il est totalement dépendant de l’irrigation. Le type d’irrigation pratiqué est la submersion, technique adoptée depuis l’introduction de cette culture. La conjoncture actuelle est pour une économie de l’eau. La culture du riz se trouve ainsi menacée de disparition et avec elle toute une activité socioéconomique importante. Le calcul expérimental des besoins en eau du riz ainsi que la recherche de nouveaux modes d’irrigation autre que la submersion n’ont jamais été faites au Maroc. De même que l’étude de l’effet du stress hydrique sur la physiologie de la culture et l’analyse des mécanismes de tolérance du riz au manque d’eau. C’est la raison pour laquelle cette étude englobe trois grands volets complémentaires: Volet 1 : Evapotranspiration du riz sous les conditions du Gharb au Maroc. Durant la période estivale de 1995 et 1996, l’évapotranspiration du riz (ET) a été mesurée expérimentalement au niveau du champ, dans la région rizicole, Gharb, au Nord-Ouest du Maroc, et a été comparée à l’évaporation à partir d’un bac ouvert classe ‘A’ (Ep) et avec l’évapotranspiration de référence calculée à partir de l’équation Penman-Monteith FAO (ETo). Des coefficients culturaux ont été alors établis. Les principaux résultats de cette étude sont : L’évapotranspiration du riz représente 49 % de la consommation en eau totale au niveau de la parcelle. Le reste est perdu dans les infiltrations et lors du démarrage de la culture. L’évapotranspiration moyenne du riz a connu une évolution qui passait par deux périodes où les besoins en eau du riz étaient relativement élevés. La première correspondait au stade végétatif V5, où l’ET a atteint une valeur moyenne de 9,3 mm/jour. La seconde, a été atteinte durant la période reproductive, au stade R2, et a atteint la valeur de 8,3 mm/jour. La moyenne saisonnière des besoins en eau du riz est de 6.8 mm/jour. L'ET saisonnière a montré une corrélation très hautement significative avec l’Ep (R²= 0,74, p durée. Une forte relation entre l’état hydrique, le niveau d’acide abscissique et le rendement du riz a été mise en évidence. Cette relation a été plus marquée durant la phase reproductrice que durant les deux autres phases de croissance. Les principaux résultats obtenus durant cette phase : - le riz peut atteindre des potentiels hydriques et osmotiques très faibles au niveau de ses racines; - renversement des potentiels hydriques du haut de la plante vers le bas a été noté; - reprise de la croissance et du développement du riz après le stress hydrique létal de 7 jours qu’elle a subit; - augmentation significative du niveau d’acide abscissique de 156 % par rapport au témoin dans les racines et de 86 % dans les feuilles; - diminution significative du rendement de 74 % par rapport au témoin Volet 3 : Productivité de l’eau et Efficience de son utilisation par le riz conduit sous différents modes d’irrigation dans la région du Gharb. Une étude a été conduite durant trois années consécutives (1995, 1996 et 1997), dans la région du Gharb, sur un sol argilo-limoneux. La productivité de l’eau a été calculée sous 9 régimes d’irrigation différents et a été comparée à la technique traditionnelle de submersion (T1). Pour ces régimes la submersion a été remplacée par des irrigations intermittentes dont l’intervalle et le stade végétatif d’application diffèrent d’un régime à l’autre. Les principaux résultats de cette étude ont montré que le mode d’irrigation le plus productif est celui qui consiste à conduire le riz sous submersion durant sa phase végétative et sous irrigation intermittente à intervalle d’une semaine durant le reste du cycle (T5). Ce mode d’irrigation a permis une économie en eau de 40 % par rapport à la submersion avec un rendement significativement égal au témoin submergé. L’analyse économique des régimes d’irrigation testés a montré que ce traitement a donné l’efficience économique la plus importante par rapport au témoin et par rapport aux autres traitements (1,24 Dh/m3 comparé à 0,70 Dh/m3 pour le témoin) avec un taux de rentabilité économique de 89 %. Ce mode d’irrigation doit être testé sur le terrain avec des superficies assez importantes avant de pouvoir être vulgarisé chez les riziculteurs.
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