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Résumé :
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La biologie de population de Bulinus truncatus, hôte intermédiaire de Schistosoma haematobium a été étudiée dans un réseau d'irrigation de la région de Marrakech en combinant des approches génétique et démographique. L'étude génétique a été menée à une échelle spatiale et temporelle fine à l'aide de six locus microsatellites. Les populations de B. truncatus ont montré une faible variabilité et une différentiation spatiale et temporelle peu significative. La dynamique des populations a été étudiée par la méthode de capture-marquage-recapture (deux expériences en deux sites différents). La probabilité de capture est variable en fonction du temps et de l'espace dans les deux expériences. La probabilité de survie a été documentée dans les deux expériences et n'a enregistrée aucune variation temporelle. En revanche, elle est fortement influencée par la taille. La distance moyenne de dispersion des individus a été de 130 m par mois et la probabilité qu'un individu passe sa vie entière dans un puisard est de 0,3 seulement. Les études génétique et démographique de B. truncatus ont indiqué que ce périmètre héberge au moins deux populations pouvant faire partie d'une métapopulation à une plus grande échelle géographique. Ce travail a été complémenté par un suivi mensuel dans les puisards et les canaux d'irrigation pendant deux années. Les espèces rencontrées (B. truncatus, Physa acuta, Lymnaea truncatula et Mercuria similis) ont été dénombrées, seuls les bulins et les lymnées ont été mesurés. L'occurrence des espèces en fonction des paramètres environnementaux a été étudiée par des analyses multivariées. Au niveau des puisards, la présence de B. truncatus est positivement corrélée à l'abondance des algues et des macrophytes, alors qu'une corrélation négative a été enregistrée entre les paramètres "curage" et "abondance des algues" et la présence de bulins et physes. Au niveau des canaux d'irrigation, une forte ségrégation entre les trois espèces recensées (L. truncatula, P. acuta et M. similis) a été notée. L'abondance des lymnées est enregistrée au printemps. Les populations visées dans une stratégie de lutte raisonnée seront celles servant de source de migrants. De plus l'abondance de macrophytes et d'algues dans les puisards pourrait certainement servir de descripteurs de fortes densités. L'analyse de prévalence parasitaire de S. haematobium et Fasciola hepatica a été réalisée par différentes méthodes. Les bulins récoltés dans l'étude de cohortes ont été testés pour la présence de S. haematobium. Aucun mollusque parasité n'a été détecté. Ceci est compatible avec la très faible prévalence du parasite dans les populations humaines du périmètre étudié. En revanche, F. hepatica a été détectée chez des lymnées récoltées dans l'étude des cohortes, échantillonnage complémenté dans différents points du périmètre irrigué. Cependant, seules les lymnées récoltées en mai 1998 dans les canaux en terre étaient infestées (prévalence de 5,1 %). L'examen de foies du bétail dans six abattoirs du Haouz a fourni une image différente: une prévalence élevée chez les bovins (jusqu'à 20%) a été enregistrée, au contraire elle est plus faible chez les ovins et les caprins (8,3% et 3,6% respectivement). La prévalence montre de fortes variations saisonnières, probablement dû à l'abondance de L. truncatula.
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