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Résumé :
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La présente étude porte sur la motorisation du travail du sol en zone semi-aride en vue de l'installation des céréales d'automne pluviales. Au Maroc, la problématique de travail du sol motorisé se pose beaucoup plus en terme qualitatif qu'en terme quantitatif. La maîtrise technique des outils de travail du sol, dont le pulvériseur à disques dissymétrique (cover-crop) est le plus fréquemment utilisé, est rarement atteinte. De ce fait, nos travaux visent à optimiser leur utilisation. Un modèle de calcul des temps de travaux, basé sur la méthode des temps élémentaires a été développé. Il tient compte de la taille, de la configuration de la parcelle, des caractéristiques de l'outil et du mode opératoire. L'évaluation des besoins en énergie requise par chaque type d'outil, déterminés par la méthode directe, montre que les travaux en sec nécessitent plus d'énergie qu'en humide. Les outils animés par la prise de force sont les plus grands consommateurs de carburant, suivis par les outils de travail primaire. Le semoir direct et le pulvériseur à disques sont les économes en énergie. Les essais d'usure par perte de masse menés en sol sablo-limoneux, contenant 30 % de concrétions ferrugineuses montrent que les disques, de part leur forme et leur principe d'attaque du sol, ont une durée de vie double de celle des socs de cultivateur. Le choix d'une température de revenu (400 °C) du disque, inférieure à celle pratiquée jusqu'à présent sur l'acier 55 S 7 (600 °C) prolonge la durée de vie de 40 %. En outre, la récente introduction de disques en acier au bore, double la durée de vie par rapport aux disques en 55 S 7. Face aux aléas climatiques, l'installation des céréales d'automne pluviales en zones semi-arides, fait intervenir deux stratégies. La première consiste à emblaver le maximum de superficie avant l'arrivée des premières pluies, de bien caler le cycle végétal par rapport à celui des précipitations, mais elle sollicite mécaniquement le matériel et occasionne de plus grandes pertes d'énergie. La seconde consiste à intervenir après la chute des premières pluies. Il s'ensuit une réduction de la superficie emblavée, mais une demande en énergie et en efforts mécaniques moindre et une meilleure qualité de travail. Les essais comparatifs des dates du travail primaire montrent des effets significatifs sur le rendement en grains des céréales d'automne, particulièrement en année à pluviosité défectueuse. Le travail primaire en humide (après la chute des premières pluies) procure un rendement supérieur au travail en sec. Le facteur « train d'outils » n'est influant que pendant les années à précipitations faibles et/ou irrégulières. Les outils animés par la prise de force entraînent des rendements en grains importants, mais leur coût élevé réduit leur marge nette. Le pulvériseur à disques appliqué en conditions optimales d'humidité du sol, a entraîné une augmentation du rendement en grains, par rapport au travail en sec, de 10 % en année pluvieuse et de 100 % en année à faibles précipitations. Dans les conditions optimales de travail du sol, la combinaison d'outils, ainsi que le semis direct seraient des alternatives potentielles au travail au pulvériseur. Ces deux techniques, malgré leur coût élevé, réduisent la dépendance vis-à-vis des aléas climatiques au moment de l'installation de la culture. Leur adoption implique outre un investissement initial important, une connaissance précise des conditions de leur application.
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