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Résumé :
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L’accès à l’eau potable reste une problématique préoccupante en Afrique subsaharienne. Jusqu’à nos jours il existe encore des personnes qui ont des difficultés à accéder à une eau potable. En milieu rural comme dans certaines couches urbaines la situation reste à améliorer. Dans la majorité des villes subsahariennes on observe une répartition inégale des services publics urbains notamment d’eau potable. Les périphéries de ces villes où de nouveaux quartiers s’installent continuellement sous l’impact d’une urbanisation croissante et d’un accroissement démographique galopant, sont souvent privées des avantages qu’offrent les services publics urbains. En effet, les investissements des Etats dans les services urbains d’eau potable n’arrivent toujours pas à suivre l’évolution de la population et la dynamique spatiale du milieu urbain. De plus les habitants de ces quartiers n’ont pas souvent les moyens de s’offrir ces services vu leur pouvoir d’achat relativement faible. Notre étude s’est portée sur le Togo, un pays en voie de développement, qui présente bien cette réalité où la majorité de la population n’est toujours pas raccordée à un réseau de distribution d’eau potable. Les sources d’approvisionnement utilisées par une grande partie des habitants ne garantissent aucune qualité en matière de potabilité de l’eau consommable. Vu la pertinence de cette problématique, notre travail a été d’évaluer le cout nécessaire à déployer pour étendre les services publics de distribution d’eau potable vers les quartiers périphériques. Pour arriver à estimer les couts de l’extension du réseau sur toute l’étendue de l’agglomération de Lomé, nous avons tout d’abord repéré ces différents quartiers dans les périphéries. Ensuite nous avons calculé les différents couts : les couts d’équipements s’élevant à 4,2 millions d’euros et les couts d’exploitations à 29 millions d’euros à l’horizon 2030. Sur la base des résultats obtenus, le réseau de distribution d’eau potable étant une industrie très capitaliste, son extension déploie d’importantes ressources financières et le projet ne présente pas une rentabilité financière dans la mesure où la valeur nette actualisée est négative soit -101 millions d’euros. Certes l’investissement reste considérable, de point de vue financière, une analyse économique de couts et bénéfices révèle les impacts négatifs engendrés lorsque tous ne bénéficient pas d’un accès à une eau potable. Assurer un accès universel a des intérêts économiques importants par rapport à ce que ça pourrait couter financièrement.
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