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Résumé :
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L’échinococcose kystique est une maladie parasitaire négligée qui constitue un problème majeur de santé publique dans de nombreux pays. Elle est provoquée chez les canidés, les ongulés et l’Homme par Echinococcus granulosus. Cette infestation parasitaire se présente chez les canidés, hôtes définitifs, sous forme d’une parasitose intestinale et chez les hôtes intermédiaires sous forme d’une parasitose larvaire où un kyste hydatique se développe généralement au niveau du foie ou des poumons. Notre travail a pour objectif de faire le lien entre les différentes interactions hôte-parasite et la réponse immunitaire de l’hôte face à l’agression parasitaire tout en étudiant les actions antigéniques de l’agent responsable. Le métacestode échinocoque emploi de multiples mécanismes lors de son établissement afin d’échapper à la réaction immunitaire agressive de l’hôte. Ces mécanismes varient du masquage antigénique, immunosuppression locale, séquestration, altération du système de complément à la modulation du profil des cytokines. Ce dernier mécanisme semble être l’outil essentiel ; le kyste hydatique, par l’intermédiaire de son antigène B (AgB), induit une réaction cellulaire à médiation Th2 protectrice du parasite en faveur de la réaction Th1 qui semble lui être toxique. Par ailleurs, l’étude de l’aspect immunitaire de l’interaction hôte-parasite a permis à la recherche vaccinale d’évoluer. Un vaccin recombinant nommé EG95, a induit une protection d’une moyenne de 97 (96-98 ) chez la race ovine. Il ressort de notre étude que la relation hôte-parasite, lors de l’infestation échinocoque, est très complexe où le parasite s’avère gagnant avec son déploiement de mécanismes antigéniques très développés. Cependant, avec la découverte des nouveaux vaccins, la lutte contre l’échinococcose kystique semble être réalisable.
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