|
Résumé :
|
L‟agriculture marocaine souffre de nombreuses contraintes dans un contexte international marqué par la montée de l‟insécurité alimentaire, les changements climatiques et la flambée des prix agricoles. Cette agriculture présente cependant certains atouts qui, mieux exploités, pourraient contribuer à son essor. C‟est dans ce contexte que la nouvelle stratégie pour l‟agriculture marocaine, appelée « Plan Maroc Vert », a été élaborée en 2008, avec pour ambition de faire de ce secteur le principal moteur de croissance de l‟économie nationale dans les 10 à 15 prochaines années. Cette nouvelle politique de relance est fondée sur un modèle d‟organisation « novateur », celui de l‟agrégation qui permet notamment de dépasser les contraintes liées aux problèmes fonciers tout en assurant aux exploitations agrégées l‟accès aux techniques modernes de production, au financement et au marché. Après une recherche bibliographique qui nous a permis d‟étudier les fondements théoriques du concept d‟Agrégation, nous avons poursuivi notre travail en nous situant sur un terrain empirique. C‟est ainsi que nous avons effectué notre stage au sein de trois filiales du groupe COSUMAR, l‟opérateur sucrier unique au Maroc, et dont l‟expérience dans le domaine de l‟agrégation est plutôt ancienne. En plus de la connaissance du groupe et de son organisation, notamment de son modèle d‟agrégation, nous avons effectué des enquêtes sur le terrain, dans les périmètres irrigués du Gharb et de Tadla, auprès de toutes les parties prenantes (sucreries, agriculteurs betteraviers et canniers, ORMVA, Associations des producteurs…). Nous avons étudié le fonctionnement du modèle d‟agrégation pratiqué au niveau du groupe COSUMAR, déterminé ses contraintes et ses atouts, examiné l‟importance de la dimension territoriale dans sa réussite, et apprécié la contribution du renforcement du cadre juridique et des incitations financières dans la mise en œuvre réussie des projets d‟agrégation.
|