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Résumé :
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La présente étude a pour objectif d'évaluer l'impact des associations de la fève avec les espèces céréalières (orge, blé, avoine et triticale) sous la pression de différentes pratiques culturales sur le développement des pathogènes de la fève dans la région de Taounate. La fertilisation azotée (50 Kg/ha), le type variétal de la fève (à grosses et petites graines) et la densité de semis (50 % et 100 %) de la fève sont les facteurs analysés. Seules les maladies foliaires (Taches chocolats et rouille) ont pu être évaluées. Les autres pathogènes, notamment l'orobanche, n’ont pas été étudiés car ils ne se sont pas développés. Les résultats montrent que les associations de la fève avec le triticale présentent de faibles attaques par les maladies foliaires étudiées sur la fève et un bon rendement. Par ailleurs, la fertilisation azotée n'a pas présenté de différences significatives entre les traitements. Le type de variété de fève discrimine entre les traitements. La fève à grosses graines est plus affectée par la maladie des taches chocolats que la fève à petites graines et présente de plus forts rendements pour la fève. Concernant la rouille, les résultats sont moins concluants. Enfin, la densité de semis de la fève à 100 % est également plus affectée que la densité de semis à 50 %. La deuxième partie de l’étude traite Orobanche crenata, le parasite le plus redoutable de la fève. Des investigations sur le champ, concernant un échantillon de 27 agriculteurs, ont permis d'estimer le degré d'infestation par ce parasite de deux communes rurales (Ourtzagh et Tissa) de la province de Taounate. En parallèle, une enquête a été menée dans les champs prospéctés afin d'étudier les moyens de lutte utilisés par les agriculteurs de la région contre ce parasite. Les résultats montrent que l'orobanche est plus abondante durant cette campagne au niveau de la commune rurale de "Tissa" caractérisée par un climat plus sec par rapport à 'Ourtzagh"quelque soit la variété de fève cultivée. En outre, l'enquête révèle une reconnaissance parfaite du parasite par les agriculteurs. Cependant, 14 agriculteurs relient son apparition aux forces divines. Les autres raisons divulguées par ordre d'importance concernent la pluviométrie, la variété utilisée, le sol infesté et les pratiques culturales comme la monoculture. Concernant les moyens de lutte, 16 agriculteurs adoptent la lutte chimique comme moyen de lutte bien que 25 agriculteurs reconnaissent l'efficience de cette méthode. Cela est dû dans 11 cas au prix de cette méthode.
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