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Résumé :
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Dans le contexte actuel marqué par la libéralisation des échanges, les industries agroalimentaires sont contraintes d’être plus compétitives aussi bien à l’échelle nationale qu’internationale afin de pouvoir évoluer dans un environnement concurrentiel. Cette compétitivité doit concerner en premier lieu les achats (compétitivité amont) pour se prolonger à la production et à la commercialisation. Au Maroc, très peu d’entreprise organise leur amont agricole. Ceci nous pousse à se demander pourquoi. L’objectif de ce travail de recherche est de proposer une organisation et une optimisation de la fonction achat des entreprises agroalimentaires en général et des entreprises de l’huile d’olive en particulier, à travers une démarche marketing. L’approche méthodologique adoptée consiste à identifier, comprendre et analyser l’organisation de l’amont oléicole par les industriels à travers des investigations à quadruple niveaux : Industriels et fournisseurs de la matière première (oléiculteurs et intermédiaires), ministères et fédérations professionnelles. Notre étude a révélé une prise de conscience des industriels, non traduite dans les faits sur le terrain, quant à la nécessité d’organiser leur amont oléicole ce qui a pour conséquence une complexité de l’offre d’achat, en matière de prix, qualité, quantité et régularité dans le temps, et une absence de compétitivité dans le marché international. Ceci est aussi le résultat de l’absence de qualification de la majorité des fournisseurs oléicoles ainsi qu’une faible présence des associations et des coopératives sur le marché. Pour lever ces contraintes, la filière huile d’olive, compte tenu de l’important rôle qu’il peut jouer pour le développement socio-économique du pays notamment avec la mondialisation, a fait l’objet de plusieurs interventions publiques (Plan National Oléicole, Pack olive, Oléa capital…). Ces interventions ont concerné aussi bien l’extension des vergers que la valorisation du patrimoine existant. Malgré ces efforts, les progrès réalisés restent mitigés. Il est nécessaire donc de mettre en œuvre une stratégie visant l’amélioration de toute la filière. Dans ce contexte nous avons proposé les actions suivantes : - Mettre en place des déterminants réglementaires et juridiques appropriés et applicables ; - - - - La création d’un observatoire oléicole à court terme pour une connaissance de la filière et de ses concurrents tant internes qu’externes ; La réalisation d’un suivi-évaluation des programmes de développement de la filière afin de définir les points à renforcer et les lacunes à corriger ; L’adoption de la démarche marketing amont par les industriels pour une meilleure organisation et optimisation de leur fonction achat ; La création à terme d’une association interprofessionnelle de la filière oléicole pour une amélioration de la compétitivité et de l’amont agricole et de l’outil industriel. A la lumière de ces résultats, on peut dire que l’organisation de l’amont oléicole est dans l’intérêt de la filière huile d’olive en générale et des industries agroalimentaires en particulier pour pouvoir persister et se positionner dans un environnement concurrentiel.
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