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Résumé :
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Cette étude évalue le potentiel des techniques d'agriculture de précision pour améliorer l'efficience d'utilisation de l'eau et des fertilisants dans la culture de la luzerne (Medicago sativa L.) en conditions semi-arides, dans la province de Rhamna (Marrakech-Safi, Maroc). La variabilité spatiale des propriétés du sol a été caractérisée par mesure de la conductivité électrique apparente (ECa) par induction électromagnétique, complétée par des analyses physico-chimiques du sol, des mesures d'humidité volumique (SVWC) et des données NDVI issues d'images Sentinel-2. Une classification par l'algorithme Fuzzy C-Means, optimisée à l'aide des indices FPI (indice de performance floue) et NCE (indice d'entropie de classification normalisée), a identifié un optimum à quatre classes ; deux d’entre elles, ne présentant pas de différenciation agronomique significative pour les teneurs en azote, phosphore et potassium, ont été regroupées, aboussissant à trois zones de gestion homogènes. Un programme de fertigation différenciée a été élaboré et mis en oeuvre par gaines d'aspersion à dose variable. L'évaluation des performances agronomiques par ANOVA à deux facteurs et test de Tukey a montré que l'application à taux variable (VRA) a permis d'augmenter le rendement moyen en matière verte de 15,50 à 49,11 t ha⁻¹ (+217 %), tout en réduisant la variabilité spatiale inter-zones (CV de 39,52 % à 21,08 %). Sur le plan physiologique, la VRA a significativement modifié l'ensemble des huit indices mesurés : une amélioration des indices SPAD, MRESRI et CCI, ainsi qu'une réduction des indices PSRI et SIPI, NDVI, RENDVI et WBI, ces trois derniers pouvant traduire un effet de saturation optique associé à la forte densité du couvert végétal sous VRA. Ces résultats confirment le potentiel de la fertigation à taux variable comme stratégie d'agriculture de précision pour améliorer la production fourragère de la luzerne en milieu semi-aride, sous réserve d'une validation sur plusieurs campagnes agricoles.
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