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Résumé :
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Cette étude évalue l’importance de la gale commune de la pomme de terre au Maroc dans cinq régions productrices sur la période 2003–2004. La maladie est absente à Doukkala mais présente ailleurs, avec une incidence variant de 0,4 % à 45 %, et des pertes économiques totales estimées à 57,1 millions de dirhams. L’analyse des souches pathogènes révèle une prédominance de Streptomyces scabies (87,9 %). Une corrélation positive est observée entre la densité de l’inoculum dans le sol et l’incidence ainsi que la sévérité de la maladie, avec des différences notables entre cultivars sensibles (Désirée) et tolérants (Nicola). L’utilisation de tubercules infectés comme semences augmente significativement la propagation de la maladie. Les pratiques culturales, notamment la rotation, ont montré un effet limité, à l’exception de la luzerne. Aucune variété totalement résistante ni effet significatif des programmes de fertilisation n’ont été observés. En revanche, le traitement chimique à base d’Oxos s’est révélé efficace pour réduire fortement l’incidence et la sévérité de la maladie, en particulier par immersion, sans affecter la germination ni le rendement
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