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Résumé :
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Le Jardin Zoologique de Rabat constitue aujourd'hui l'une des institutions nationales les plus importantes pour la conservation, l'étude et la valorisation de la faune sauvage au Maroc. Cette thèse examine l’apport du Jardin Zoologique de Rabat à la recherche scientifique au Maroc et le compare à des zoos internationaux de référence (Singapour, Berlin, San Diego). Elle s’appuie sur l’analyse de la littérature scientifique et grise, incluant articles, thèses et mémoires, ainsi que sur l’évaluation des infrastructures, des budgets et de la gouvernance scientifique. Les résultats montrent que, malgré un capital biologique exceptionnel, le zoo de Rabat demeure un acteur scientifique émergent, avec seulement 46 travaux produits en 52 ans, dont la majorité provient de l’IAV Hassan II. Le ratio articles publiés / bibliographie grise (18 %) est faible par rapport à d’autres domaines scientifiques au Maroc, reflétant un déficit de valorisation et de structuration des efforts scientifiques. Les contraintes incluent le coût élevé des publications, l’absence d’un département de recherche formalisé et une faible participation des institutions partenaires. La comparaison internationale met en évidence des écarts significatifs : les zoos de Singapour, Berlin et San Diego disposent de départements scientifiques intégrés, de laboratoires spécialisés, de budgets conséquents (30–40 % dédiés à la recherche) et de réseaux de collaboration pérennes, ce qui se traduit par un volume de publications nettement supérieur. Des recommandations opérationnelles sont proposées : création d’un département scientifique au sein du zoo, renforcement des collaborations, programmes annuels de recherche, valorisation des travaux existants et développement d’infrastructures adaptées. L’objectif est de positionner le Jardin Zoologique de Rabat comme centre scientifique de référence au niveau national et régional, capable de concilier recherche, conservation et formation.
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