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Résumé :
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La tomate (Solanum lycopersicum L.) occupe une place stratégique dans l’agriculture marocaine, mais sa production est fortement limitée par la fusariose vasculaire causée par Fusarium oxysporum f. sp. lycopersici (FOL). Cette maladie tellurique pousse à rechercher des alternatives aux fongicides chimiques, dont l’efficacité reste souvent limitée. Dans ce contexte, l’utilisation d’agents de biocontrôle tels que les bactéries bénéfiques apparaît comme une option prometteuse pour une agriculture plus durable. L’objectif principal de ce travail était d’évaluer l’efficacité d’un produit biologique expérimental à base de la souche 713 de Bacillus amyloliquefaciens dans la lutte contre la fusariose vasculaire de la tomate, tout en étudiant son impact sur la croissance et le développement des plants. Les résultats montrent que le produit biologique exerce un double rôle, à la fois protecteur et stimulant. Sur le plan phytopathologique, l’incidence et la sévérité de la maladie ont été fortement réduites, de manière dose-dépendante. À la dose maximale (D3I), aucune manifestation visible de la fusariose n’a été observée, traduisant une protection quasi complète, tandis que D1I et D2I ont retardé et atténué la progression des symptômes par rapport au témoin inoculé. Au niveau aérien, la dose élevée (D3I) a permis de restaurer, voire de surpasser, les performances morphologiques et physiologiques des plants inoculés. La hauteur moyenne a atteint 105 cm contre 61 cm pour le témoin inoculé (soit une augmentation de 72 %), tandis que le nombre de feuilles est passé de 54 à 100 (+84 %). De même, la teneur en chlorophylle et la fluorescence chlorophyllienne ont été presque doublées, avec des hausses respectives de 96 % et 89 %. Les doses intermédiaires (D1I et D2I) ont exercé des effets bénéfiques mais plus modérés, confirmant leur rôle de protection partielle. En absence d’inoculation, les traitements D2N et D3N ont révélé un effet biostimulant marqué, se traduisant notamment par des gains significatifs en teneur en chlorophylle (+36 %) et en fluorescence (+55 %) par rapport au témoin sain. À l’opposé, le traitement chimique, bien qu’efficace pour contenir les symptômes, n’a pas stimulé la croissance et a même montré un effet phytotoxique en conditions saines, entraînant une réduction de 12 % de la hauteur et de 11 % du volume racinaire. Les paramètres racinaires confirment ces tendances. Le témoin inoculé a présenté un système racinaire fortement altéré (longueur moyenne de 502 mm, volume de 7,7 cm³ et environ 14 racines secondaires). Sous D3I, ces valeurs ont été multipliées par près de trois, atteignant 1481 mm de longueur, 20,4 cm³ de volume et 43 racines secondaires, correspondant à des augmentations de 195 %, 165 % et 205 % respectivement. En conditions non inoculées, la dose élevée (D3N) a également stimulé de façon notable la croissance racinaire, avec des hausses comprises entre 36 % et 56 % par rapport au témoin sain.
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