| Titre : | Contribution à l’étude de la biosécurité au niveau des élevages bovins laitiers dans la région de Tiflet |
| Auteurs : | AMAZAL Imane, Auteur ; LAABOURI Fatima Zahra, Auteur ; MRINI Ali, Auteur |
| Type de document : | texte imprimé |
| Editeur : | Rabat : IAV Hassan II, 2025 |
| Format : | 173 |
| Langues: | Français |
| Mots-clés: | Biosécurité ; Tifelt ; élevage bovin laitier ; pathologies animales. |
| Résumé : |
Cette étude porte sur l’évaluation des pratiques de biosécurité dans les élevages bovins laitiers de la région de Tifelt, au Maroc. Réalisée entre mars et avril 2025, elle a concerné 28 exploitations. L’objectif principal était d’identifier les failles dans l’application des mesures de biosécurité et leur lien avec l’apparition de pathologies animales.
Sur le plan conceptuel, les exploitations sont majoritairement implantées à proximité les unes des autres, avec une moyenne de trois fermes voisines et 18 élevages situés à moins de 500 mètres d’un autre. Cette forte densité, combinée à la proximité des axes routiers, augmente le risque d’introduction de pathogènes. Structurellement, 50 % des élevages ne disposent pas de limite extérieure, 54 % présentent des courants d’air, seuls 14 % possèdent un vestiaire, et aucun n’est équipé d’un système de désinfection des véhicules. Sur le plan opérationnel, seuls 29 % bénéficient d’un suivi vétérinaire régulier, 21 % assurent une traçabilité des traitements, et 29 % appliquent une séparation des animaux selon leur statut sanitaire ou disposent d’une zone d’isolement. Le nettoyage préalable à la désinfection n’est réalisé que dans 36 % des cas, et un pédiluve pour bovins n’est présent que dans 4 % des élevages, avec une solution changée tous les six jours en moyenne. L’introduction d’animaux constitue un point critique : 75 % des exploitations s’approvisionnent via les souks, sans mise en quarantaine ni contrôle sanitaire. Aucun plan d’urgence n’est mis en place. En matière d’abreuvement, seuls 18 % des élevages disposent de citernes temporaires, sans dispositif durable en cas de rupture ou de contamination de l’eau. La biosécurité autour de la traite est également insuffisante : 18 % utilisent des serviettes jetables, souvent réutilisées ; 20 % ne désinfectent pas le matériel après chaque usage, et 18 % ne respectent pas l’ordre de traite. Ces manquements sont associés à une forte prévalence de mammites (78,57 %), de boiteries (92,86 %), ainsi qu’à des bronchopneumonies, des diarrhées néonatales et des parasitoses. La vaccination reste globalement insuffisante, à l’exception de celle contre la fièvre aphteuse, assurée par l’ONSSA. Ces résultats mettent en évidence la nécessité urgente de renforcer les pratiques de biosécurité dans les élevages bovins laitiers, en particulier à travers l’encadrement vétérinaire, la sensibilisation des éleveurs et la mise en place de mesures réglementaires adaptées. |
| En ligne : | http://10.2.0.27/PDF_CDA/uploads/PDF/AMAZAL_Imane_2025.pdf |
Exemplaires (1)
| Code-barres | Cote | Support | Localisation | Section | Disponibilité |
|---|---|---|---|---|---|
| 200041743 | 10570 | Support papier | Salle des thèses/PFE (RDC) | Docteur vétérinaire | Consultation sur place Exclu du prêt |


