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Résumé :
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Le Maroc, pays semi-aride, est fortement affecté par la pénurie d'eau et l'érosion des sols, exacerbées par une faible pluviométrie et des pratiques agricoles intensives. Face à ces défis, les recherches s'orientent vers une agriculture durable, conciliant rentabilité économique et respect de l'environnement. Depuis plus de trois décennies, des études menées au Maroc ont démontré l'efficacité du semis direct par rapport aux méthodes conventionnelles, notamment sur les propriétés physico-chimiques du sol et les rendements des cultures. Ces recherches, soutenues par l'Institut National de Recherche Agronomique (INRA) et par le Centre International de Recherche Agricole dans les Zones Arides (ICARDA), ont été conduites sur des sites expérimentaux tels que Merchouch, Ain Sbit et Ezzhiliga, permettant des comparaisons précises et éclairantes. Cette étude vise à évaluer l'impact du semis direct sur les sols et les rendements du blé dur dans la région de Zaër, à travers une analyse spatio-temporelle. Elle a été menée sur 19 parcelles réparties entre Merchouch, Ain Sbit et Ezzhiliga, avec un accent particulier sur les effets progressifs du semis direct. Malgré les preuves accumulées de ses avantages, l'adoption du semis direct demeure limitée au Maroc, d'où l'importance de cette étude. Les résultats révèlent que le semis direct favorise l'accumulation d'éléments nutritifs notamment à Merchouch où cet effet est le plus marqué. On note aussi une augmentation de la teneur en matière organique dans l’horizon 0-20 cm accompagnée d'une légère acidification du sol, tout en améliorant ses propriétés physiques, telles que la rétention d'eau avec une diminution de la densité apparente. Le semis direct a montré des résultats prometteurs, notamment à Ezzhiliga, où les rendements ont été les plus élevés pour les 3 sites malgré une texture sableuse, le rendement en semis direct (56,7 qx/ha) s'est révélé très proche du rendement moyen de la commune (60 qx/ha), démontrant que le non-labour peut offrir des performances comparables au système conventionnel tout en apportant des bénéfices environnementaux, tels qu'une meilleure séquestration du carbone. Il assure également une production de biomasse plus élevée en conditions de sécheresse. À Merchouch, le semis direct a permis une augmentation de 33 % de la biomasse par rapport au semis conventionnel, tandis qu’à Ain Sbit, cette augmentation était de 6 %. Ces résultats montrent que le semis direct est mieux adapté aux contraintes pédoclimatiques dans les zones à faible pluviométrie. Les résultats de l'analyse ANOVA indiquent que le site est le principal facteur influençant les paramètres étudiés. Cela souligne l'utilité de l'analyse spatiale, qui a également montré que le SD optimise la rétention d'humidité en fonction de l'orientation des pentes, de types de sols et des altitudes améliorant ainsi les rendements. Ces conclusions corroborent les études internationales et encouragent la poursuite des recherches sur le semis direct, en particulier sous des conditions de sécheresse.
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