Titre : | Valorisation agronomique des lixiviats de décharge issus de la station de la ville de Fès : Risques et Potentialités |
Auteurs : | MAKHROUBI Ilyas, Auteur ; EL HAFIANE Fatiha, Auteur |
Type de document : | texte imprimé |
Editeur : | Rabat : IAV Hassan II, 2024 |
Format : | 115 |
Langues: | Français |
Mots-clés: | Mise en décharge ; déchets ; lixiviat ; fertilisation ; caractérisation ; valorisation agronomique ; empreinte carbone. |
Résumé : |
La mise en décharge des déchets a longtemps été perçue comme la solution la plus simple pour leur élimination. Cependant, cette pratique engendre des lixiviats fortement chargés en substances minérales et organiques susceptibles de menacer la qualité des sols et des ressources en eau. À la décharge de Fès, environ 146 000 m³ de lixiviats sont produits chaque année. La méthodologie de travail a été faite par une prise d’échantillons de deux types de lixiviats appelés jeune et intermédiaire. On a emmené les échantillons au laboratoire pour appliquer les différents analyses physicochimiques, afin de comparer les valeurs obtenues aux normes de rejets , aux normes d’irrigation et aux normes d’épandage .
La caractérisation physico-chimique de ces effluents révèle une forte concentration en polluants, représentant un risque environnemental en cas de rejet sans traitement dans le milieu récepteur. En effet, les lixiviats présentent une conductivité électrique de 38 mS/cm, une demande chimique en oxygène de 16 g O₂/l, et une teneur en matières en suspension de 5,5 g/l, ce qui les rend non conformes aux normes de qualité pour une utilisation en irrigation. Néanmoins, les lixiviats présentent un potentiel intéressant pour la fertilisation et l’amendement organique des sols, avec des gisements annuels d’environ 321 t de N, 19,2 t de P, 425,25 t de K, et 1379,7 t de matière organique. La valorisation de cette ressource pourrait ainsi contribuer à l’amélioration de la fertilité des sols marocains, souvent pauvres en matière organique, tout en réduisant les besoins en apports nutritifs et l'empreinte carbone. Pour l’azote seul, le gain potentiel est estimé à 8 025 280 DH, accompagné d'une réduction d’environ 2 984 t de CO₂. Cette étude met en évidence l’opportunité de transformer ces effluents en ressource agronomique, susceptible d'améliorer la productivité des sols tout en réduisant l’impact environnemental. Toutefois, pour garantir la durabilité de cette valorisation, des recherches approfondies sont nécessaires pour définir les conditions d’utilisation, les moyens de suivi, ainsi que les bonnes pratiques agricoles à adopter. |
En ligne : | http://10.2.0.27//cda/ebooks/MAKHROUBI_Ilyas_2024.pdf |
Exemplaires (1)
Code-barres | Cote | Support | Localisation | Section | Disponibilité |
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200041470 | 10424 | Support papier | Salle des thèses/PFE (RDC) | Ingénieur Agronome | Consultation sur place Exclu du prêt |