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Résumé :
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La présente étude vise à analyser les performances technico-économiques de l’élevage ovin dans le territoire de la Chaouia et leurs facteurs de variation. De ce fait, les paramètres démographiques des troupeaux ont été évalués en relations avec les pratiques d’élevage adoptées, sur un échantillon de 52 exploitations agricoles situées dans la province de Settat, représentatives de la diversité des situations rencontrées (élevages naisseurs - au nombre de 40 -, et naisseurs-engraisseurs - 12 exploitations -). La méthode dite « 12 MO » a été utilisée pour caractériser ces paramètres. Celles-ci montrent les principales différences entre les deux groupes d’élevages. L’analyse de la structure et répartition des troupeaux enquêtées a révélé un niveau de capitalisation nettement supérieur chez les naisseurs-engraisseurs comparé aux naisseurs, soulignant ainsi la disparité en termes de ressources et d'investissements. Ces disparités se manifestent tant au niveau des effectifs exploités que des superficies agricoles utiles (SAU) fourragères, évaluées en moyennes à 13,8 ± 8 hectares pour les naisseurs contre 127,7 ± 161,2 hectares pour les naisseurs-engraisseurs. L’autonomie fourragère enregistrée est en moyenne de 58,2 %chez les éleveurs naisseurs contre 48,7 % pour les naisseurs-engraisseurs, une différence attribuée aux objectifs de productions spécifiques de chaque groupe. Sur l’ensemble des troupeaux étudiés, le taux de mise-bas (113,3 %), de prolificité (138,1 %), d’avortement (6,3 %), de mortinatalité (7,9 %) et de mortalité (0,9 %) reflètent des performances relativement satisfaisantes, considérant les conditions externes de production, notamment l’impact du changement climatique et la volatilité amplifiée des prix des intrants. Toutefois, la gestion de la reproduction est entravée par une diversité de facteurs limitants, notamment l’insuffisante disponibilité alimentaire, en grande partie due à la succession des années de sécheresse, le manque de maîtrise des pratiques d’élevage, etc. Notre étude a également illustré les différentes formes d’importation et d’exploitation, de réforme et de renouvellement du troupeau selon les deux types d’élevage et leurs répercussions sur le devenir de l’activité dans l’ombre de la flambée des prix de la viande ovine, des importations massives non seulement les intrants nécessaires à la production (aliments de bétail) mais également les animaux vivants, etc. En termes de revenus, la marge brute par Unité Zootechnique ovine (UZo) affiche une moyenne supérieure chez les éleveurs naisseurs (729 DH/UZo), par rapport à celle des naisseurs-engraisseurs (464 DH/UZo). Une rentabilité dépendante des charges annuelles influencées par les pratiques de rationnement, les objectifs de productions ainsi que le recours à la main d’œuvre salariée, entre autres facteurs.
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