Résumé :
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Face aux défis posés par les changements climatiques, l’agriculture de conservation émerge comme une solution prometteuse grâce à ses nombreux avantages tels que la réduction de l'érosion des sols, la conservation de l'humidité, l'amélioration de la structure et de la fertilité du sol, et la préservation de la biodiversité. En plus de l’agriculture de conservation, le choix d'une dose de semis plus réduite et l'apport en fertilisation sont deux techniques agricoles complémentaires qui peuvent contribuer à l'amélioration des performances des cultures. Cette étude vise à déterminer la dose de semis optimale du pois chiche, à évaluer l'effet du semis direct, et à apprécier l'intérêt de la fertilisation phosphatée sur cette légumineuse importante pour ses bénéfices agronomiques, notamment dans la rotation des cultures. Pour répondre à ces objectifs, une expérimentation a été conduite dans la région de Sidi Kacem, plus spécifiquement dans la commune rurale de Bir Taleb. L’essai a été réalisé durant la campagne agricole 2023/2024 selon un dispositif expérimental en split-split plot en quatre répétitions. Deux modes de semis (direct et conventionnel), deux doses de semis : 100 kg/ha et 150 kg/ha étant généralement adoptée par les agriculteurs de la région en plus d’une comparaison des effets de la fertilisation foliaire avec et sans apport de 5 kg/ha de MAP (Monoammonium Phosphate), ont été testés. Tout au long du cycle de la culture, plusieurs prélèvements ont été effectués pour suivre la croissance et déterminer le rendement et ses composantes, notamment le nombre de gousses/m2, le nombre de grains/m2 et le poids de mille grains (PMG). Des paramètres de croissance tels que la densité de peuplement, la hauteur de la plante, le taux de chlorophylle des feuilles et la matière sèche totale ont également été mesurés. Pour compléter cette étude, des enquêtes ont été réalisées auprès de 30 agriculteurs de la province de Sidi Kacem, répartis sur trois communes rurales : Jorf El Melha, Bir Taleb et Ain Dfali. L'objectif était de comparer les différents modes de semis et d'évaluer l'itinéraire technique du pois chiche. Les résultats obtenus ne montrent pas de grandes différences en rendement grains entre les différents traitements. La combinaison qui a donné le rendement grain le plus élevé est le semis conventionnel avec une dose de 150 kg/ha et un apport de 5 kg/ha de MAP, atteignant presque 13 qx/ha. En l'absence de fertilisation, sous semis direct, le rendement grain est d'environ 10 qx/ha pour la dose 100 kg/ha et de 11 qx/ha pour la dose 150 kg/ha. De même, pour le semis conventionnel, le rendement dépasse légèrement 10 qx/ha pour la dose 100 kg/ha et 12 qx/ha pour la dose 150 kg/ha, dépassant ainsi le semis direct d’un quintal par ha. Cependant, avec l'application foliaire de MAP, en semis direct, le rendement grains augmente à 12 qx/ha pour 100 kg/ha et d'environ 10 qx/ha pour la dose 150 kg/ha. Pour le semis conventionnel, le rendement est de 11 qx/ha pour à 100 kg/ha et presque 13 qx/ha pour la 150 kg/ha. En outre, les résultats des enquêtes montrent que le pois chiche est plutôt conduit en semis conventionnel par 54% des agriculteurs enquêtés, tandis que 46% le cultivent en semis direct. Une production moyenne de grain de 12 qx/ha est atteinte en semis direct, tandis qu'en semis conventionnel, elle dépasse légèrement 14 qx/ha.
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