| Titre : | Cartographie des risques de l’érosion hydrique des sols et de leurs dynamiques spatio-temporelles dans les oasis des montagnes : Cas du périmètre de M’Semrir. |
| Auteurs : | ABOU TANKO Moussa, Auteur ; SEIF ENNASR Mariem, Auteur |
| Type de document : | texte imprimé |
| Année de publication : | 2023 |
| Format : | 134 |
| Langues: | Français |
| Mots-clés: | Erosion hydrique ; Dynamique spatio-temporelle ; Cartographie ; PAP/CAR ; Sol ; SIG-Télédétection ; Oasis de M’Semrir. |
| Résumé : |
Le présent travail traite la cartographie des risques de l’érosion hydrique des sols à M’Semrir ainsi que leurs dynamiques spatio-temporelles. Il a pour but d’identifier les zones à risque d’érosion hydrique à laquelle sont confrontées les zones oasiennes spécialement celle de M’Semrir et de cartographier les formes de cette érosion et leurs impacts environnementales et géophysiques dans la zone. La méthodologie suivie est celle des directives PAP/CAR modifiée en intégrant le facteur de précipitation. Cette approche s'appuie sur l'utilisation des outils SIG-Télédétection, accompagner par des observations sur le terrain. Il s’agit notamment de la question portant sur la préservation des ressources en eaux et en sols face à la dégradation. Les résultats de l’évaluation de la vulnérabilité à l’érosion révèlent que 60,67% de la zone d’étude est d’une sensibilité à l’érosion élevée à très élevée. Une proportion de 57,93% de la superficie de la zone est d’une sensibilité élevée à l’érosion et 2,73% d’un risque très élevé à l’érosion. Ces zones concernent principalement les terrains en forte pente, soumis à des précipitations les plus intenses dans la zone (facteur R = 276,48 mm/an), avec un couvert végétal composé de plantes épineuses, d'herbes de petite taille ou dégradé, et des formations superficielles de faible résistance. Les unités moyennement sensibles à l’érosion occupent 18,02% de la superficie de la zone et correspondent aux affleurements à pente modérée à faible et d’une intensité de précipitations moyenne à faible. En revanche, les classes des sols à risque faible et très faible (19,1% de la zone) sont localisées principalement au niveau des zones de cultures, de pentes douces et nulles à basses altitude où l’intensité des précipitations est faible. L'approche descriptive montre plusieurs formes d'érosion hydrique dans la commune de M'Semrir, la plus dominante étant l'érosion concentrée, qui couvre 94,83% de la surface totale des formes érosives. Les zones instables sont représentées par différents types d'érosion, avec l'érosion en rigole occupant 75,65% de la surface menacée, suivie par l'érosion concentrée en ravinements (19,18%), l'érosion en nappe (5,16%). La carte consolidée de l'érosion, qui intègre toutes les données prédictives et descriptives, met en évidence les zones à risque élevé à très élevé d'érosion, principalement là où l'érosion en rigole est prédominante. L'érosion en ravins est observée dans les zones avec un état érosif variant de moyen à très élevé. L'érosion en nappe se manifeste principalement dans les zones où la pente est nulle à faible.
L'analyse de la dynamique spatio-temporelles des risques de l'érosion des sols entre 2000, 2013 et 2022, met en évidence des variations significatives du risque d'érosion au fil du temps, avec des proportions variables des différents états érosifs. On constate une régression des états érosifs de très faibles à moyennes pour les années 2000, 2013 et 2022, ainsi qu’une augmentation des états érosifs élevés à très élevés. Cette variation de la superficie des zones est attribuable à la diminution du couvert végétal protecteur et à l'intensité accrue des précipitations, en particulier au nord de la zone. En 2000, les états érosifs élevés représentent 44,88 %, comparés à 57,47 % en 2013 et 57,93 % en 2022. Ces variations sont étroitement liées à l'évolution de l'érodibilité en fonction de l'intensité des précipitations et des fluctuations du couvert végétal. Une évolution de la superficie des zones d'habitation est observée entre 2000, 2013 et 2022, représentant respectivement 0,96 %, 1,1 % et 1,42 % de la superficie totale. Cela reflète la présence humaine dans la zone et témoigne de l'influence de l'activité humaine sur les facteurs responsables de l'érosion des sols. En définitive, ce résultat met en évidence la dynamique active du processus d’érosion sur les versants de la zone de M’Semrir. |
| En ligne : | http://10.2.0.27/PDF_CDA/uploads/PDF/ABOU_TANKO_Moussa_2023.pdf |
Exemplaires (1)
| Code-barres | Cote | Support | Localisation | Section | Disponibilité |
|---|---|---|---|---|---|
| 200040992 | 9962 | Support papier | Salle des thèses/PFE (RDC) | Ingénieur Agronome | Consultation sur place Exclu du prêt |


