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Résumé :
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A la suite d’une série d’enquêtes épidémiologiques effectuées dans différentes régions à vocation élevage caprin au Maroc, il apparaît que la coccidiose intestinale est une affection parasitaire grave, fréquente dans différentes régions. Elle est la principale cause de mortalité des jeunes caprins et aussi responsable de la détérioration des performances zootechniques de ces animaux domestiques. Pour la première fois au Maroc, les différentes espèces d’Eimeria ont été identifiées suite à l’isolement des oocystes et leur sporulation. Neuf espèces du parasite du genre Eimeria spp. ont été identifiés et classés selon leur degré de pathogénicité, ainsi trois espèces ont été classées parmi les plus pathogènes (E. ninakohlyakimovae; E. chritenseni et E. arloingi). Pour pouvoir déclarer la coccidiose clinique, nous avons procédé à la détermination de la charge parasitaire (OPG) en lien direct avec les signes cliniques. Les résultats révèlent une incidence très marquée dans les élevages. Nous avons pu montrer selon notre enquête que les origines de la maladie sont largement méconnues, que les exploitations sont très infestées (67% à 92% selon les régions) et qu’au sein d’un même troupeau la prévalence varie de 89% à 100%. Afin d’évaluer l’effet de ce parasitisme dans des conditions d’infections naturelles, sur la croissance des jeunes chevreaux, nous avons réalisé deux traitements (à base d’un anticoccidien: l’Amprolium), un curatif et l’autre préventif. Le gain quotidien moyen (GMQ) ainsi que l’émission des oocystes dans les fèces des animaux ont été suivis. Les résultats obtenus révèlent que les jeunes caprins montrent une différence significative dans les deux protocoles de traitements. A noter que, les chevreaux témoins accusent un retard de croissance de l’ordre de 31.99% lors d’un traitement curatif. Alors que lors d’un traitement préventif le GMQ est nettement meilleur chez les traités et que le retard de croissance est de l’ordre de 65.11%. Le suivi de l’émission des oocystes est en parfaite concordance avec l’évolution de la maladie, ainsi les jeunes traités (au jour J60 Post-traitement) ont une OPG de l’ordre de 2040 oocystes/gramme comparativement avec les témoins qui ont 21.092 oocystes/gramme soit une réduction de 90.32%.
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