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Résumé :
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La sûreté de fonctionnement est la science des défaillances et des pannes, elle étudie les impacts de ces dernières sur les systèmes, principalement dans le domaine de gestion des risques de sécurité. Actuellement, cette science a été également introduite pour les systèmes de production afin de limiter les impacts des défaillances sur la production en introduisant un indicateur appelé la disponibilité de production qui est le ratio entre la production effective et la production prévue d’une installation. Dans le but de maximiser ce rapport et réduire en conséquence les pertes de production engendrées par les défaillances, des optimisations des systèmes de production sont effectuées à la base de la connaissance des contributeurs aux pertes de production. Dans ce contexte, Total SA réalise des études de disponibilité de production pour ses nouveaux projets, c’est la raison pour laquelle elle a développé ses propres outils pour effectuer ses études. Le module Petro du Logiciel GRIF constitue l’outil dédié aux études de disponibilité, il calcule les valeurs de disponibilité de production de chaque flux de sortie de l’installation (Huile, Gaz, Eau etc) en utilisant des prototypes génériques et paramétrables basés sur l’outil mathématique «Réseaux de Petri». La version actuelle de Petro disponible chez Total SA permet un calcul des contributeurs aux pertes de productions pour un seul flux, tandis que les études sur plusieurs flux sont effectuées en lançant des calculs séparément sur chaque flux. Le projet de fin d’étude consiste à modifier les prototypes du module Petro pour permettre un calcul des contributeurs aux pertes simultanément sur plusieurs flux de sortie. Plusieurs optimisations ont été faites sur les prototypes du module Petro pour minimiser le temps de calcul. Ce qui a abouti à réduire en moyenne le temps de calcul sur deux flux de 36% et 49% sur trois flux. En parallèle aux optimisations les résultats de contribution ont connu des améliorations de précision. Par conséquent, l’indicateur de l’erreur de contribution est passé de 22.9 % à 0.41% en moyenne sur les installations étudiées.
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