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Résumé :
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Les troubles locomoteurs chez le poulet de chair représentent une préoccupation majeure en élevage. La baisse des performances implique des pertes économiques importantes. Il est par conséquent nécessaire d’identifier l’origine des pathologies locomotrices pour mieux les maîtriser et les prévenir. Au cours des dernières années, l’incidence des boiteries et des problèmes locomoteurs en général a augmenté chez le poulet de chair, (une prévalence entre 14 et 30%). les symptômes observés sont associés à toute une série de lésions, y compris des ostéomyélites, arthrites et lésions dégénératives/nécrotiques de l’os, le plus souvent au niveau des hanches et des vertèbres. Les espèces bactériennes le plus souvent incriminées sont des entérocoques (Enterococcus (E.) faecalis, E. faecium, E. durans, E. cecorum), Staphylococcus aureus, Escherichia coli, Ornithobacterium rhinotracheale et Mycoplasma synoviae. Parmi les entérocoques on assiste depuis 2002, à une émergence d’Enterococcus cecorum comme agent causal des troubles locomoteurs chez le poulet de chair dans tout les pays. L’objectif de cette étude est d’évaluer la prévalence d’Enterococcus cecorum, chez le poulet de chair dans la région de TEMARA, en prenant en considération sa résistance vis-à-vis de certains antibiotiques. Le présent travail met le point sur les données bibliographiques en relation avec cette symptomatologie émergente. Une étude expérimentale a porté sur la possibilité d’isolement d’E.cecorum au niveau de la tête fémorale de poulet de chair prélevée au niveau 23 élevages. L’utilisation de coloration Gram, ainsi que l’usage de l’antibiogramme comme moyen d’identification ont abouti à des bactéries fortement proches des caractères d’enterococcus spp, cependant le diagnostic de certitude demande le recours à des techniques de biologie moléculaire pour mieux préciser les résultats.
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