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Résumé :
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Le chien de l’Atlas est une race marocaine faisant partie du patrimoine génétique national. En raison de la réduction de son effectif, elle est menacée de disparition. Cette étude a porté sur un échantillon de 74 chiens de la race "Chien de l’Atlas" réparti en trois sous-populations (Timahdite, Khénifra, Ifrane). L’ADN extraits de divers prélèvements sanguins a été analysé pour dix marqueurs microsatellites (PEZ1, FHC2054 FHC2010, PEZ5, PEZ20, PEZ12, PEZ3, PEZ6, PEZ8, FC2079). Les fréquences alléliques ont été calculées pour les dix microsatellites étudiés. A partir de ces données, ont été estimés, les indices de variabilité génétique intrapopulation (He) et inter-population (Gst et distances génétiques) Les aspects méthodologiques sont discutés et les résultats obtenus sont comparés à ceux de la littérature. Un grand polymorphisme des dix microsatellites étudiés a été constaté. Une richesse allélique a été détectée avec un nombre moyen d’allèles de 9,6 et une hétérozygotie théorique moyenne élevée égale à 0,82. Ceci suggère une hétérogénéité importante au sein de la population étudiée, engendrant ainsi une variabilité génétique satisfaisante au sein de la race. Une ressemblance assez forte entre les sous-populations étudiées a été montrée (distances génétiques négligeables, Gst= 2,5 %). Enfin, des probabilités d’exclusion et d’identité ont été calculées(PE= 99,99 % ; PI= 3,44.10-14 %). Ces probabilités sont révélées très importantes en comparaison avec d’autres races. Ceci montre l’efficacité du panel des microsatellites étudies dans l’identification des individus, ainsi que la détection des fausses filiations.
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