|
Résumé :
|
Dans les zones à faible pluviométrie, le travail du sol intensif et inadéquat produit des perturbations au niveau du sol et conduit à la dégradation de cette ressource, ce qui nous incite à chercher de nouvelles alternatives permettant l’utilisation efficiente de l’eau pluviale, limiter l’érosion et améliorer la fertilité du sol. Une étude sur les effets à long terme du semis direct et du travail conventionnel sur les propriétés physiques (stabilité structurale, infiltration, densité apparente) et chimiques (azote, phosphore, potassium, matière organique) du sol a été conduite par l’INRA sur deux sites expérimentaux situés à Merchouch et Ain Sbit. Chaque site contient deux parcelles (une travaillé conventionnellement et l’autre en semi direct), des prélèvements sur cinq profondeurs du sol (H1 : 0 à 5 cm, H2 : 5 à 10 cm, H3 :10 à 20 cm, H4 : 20 à 40 cm et H5 : 0 à 20 cm) avec trois répétitions et deux prélèvements à la surface du sol pour la stabilité structurale ont été effectué par parcelle. Après douze années d’essai sur le site de Merchouch et sept années d’expérimentation sur le site d’Ain Sbit, les résultats obtenus indiquent une amélioration significative de la stabilité structurale, une meilleure teneur en matière organique sur les quatre profondeurs (0-5, 5-10, 10-20 et 20-40 cm), une légère augmentation de la densité apparente dans la couche de surface (0-7 cm), une faible vitesse d’infiltration en comparaison avec celle obtenu en travail conventionnel. Sur le plan éléments fertilisant le semis direct n’a pas montré un effet significatif sur le phosphore assimilable et le potassium échangeable. Par contre on a signalé que le taux d’azote est légèrement élevé sous semis direct par rapport au travail conventionnel sur les deux sites étudiés avec une différence significative sur la profondeur 10-20 cm au niveau d’Ain Sbit.
|