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Résumé :
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Construite en 1996, la STEP de l’IAV comprend trois composantes en série : une unité RAFADE (réacteur anaérobie à flux ascendant à deux étages), une unité chenal algal à haut rendement (CAHR) et une unité de deux bassins de maturation en série. En 2012, à cause des ressources financières insuffisantes pour assurer le fonctionnement de la STEP et avec l’arrivée en fin de vie des pompes de relevage, la STEP a été arrêtée. Par la suite, la réhabilitation et mise à niveau de la station a été réalisée en 2015, elle a concerné les réparations des équipements de relevage ainsi que les attaches et colliers de fixation (en acier) des conduites à la paroi interne des réacteurs qui ont été corrodées avec le temps. De même, il a été procédé à l’amélioration de certaines composantes des ouvrages de traitement qui ont été jugées moins performantes et leur remplacement par d’autres plus fiables et plus efficaces. Le présent travail s’est fixé comme objectifs, la mise en eau et la conduite de l’étape de maturation des divers procédés mis en jeux ainsi que la vérification du circuit hydraulique. Cette intervention a permis de régler le problème des débordements récurrents du réacteur R1 du RAFADE modifié et d’installer les dispositifs de collecte de biogaz, et le déversoir de l’unité de mesure de débit. Hydrauliquement, le RAFADE et le CAHR fonctionnent parfaitement, d’après la vérification des calculs de pertes de charge engendrées par le nouveau système de collecte de l’effluent dans le RAFADE et sa vitesse d’ascension, et le calcul du débit journalier entrant et du temps de séjour dans les deux ouvrages. Sur le plan des performances, le RAFADE et le CAHR ont atteint leur vitesse de croisière. La quantité et la consistance de la boue et l’existence du méthane avec un taux supérieur à 75%, indiquent que le RAFADE remplit bien son rôle d’unité de traitement primaire- secondaire. L’homogénéité du Chenal Algal et les valeurs des paramètres physico-chimiques (pH, Oxygène dissous, conductivité électrique et la température) qui sont dans les normes, le nombre des espèces algales (1,16 106 cellule/ml) qui est proche de l’optimal, traduisent le bon fonctionnement épuratoire du CAHR comme unité de traitement tertiaire.
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